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L’ancien PDG de Porsche aux prises avec la justice

Personnage hautement controversé de l’histoire du constructeur pour avoir successivement porté Porsche vers les sommets de la réussite commerciale, puis avoir manqué de faire sombrer le constructeur dans la faillite, Wendelin Wiedeking, ancien PDG de Porsche, devrait comparaître sous peu devant la cour d’appel de Stuttgart.

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Wendelin Wiedeking

M. Wiedeking ne sera pas seul à comparaître, puisque Holger Härter, ancien directeur financier de la société, a également reçu une injonction à comparaître. Les deux intéressés sont soupçonnés d’avoir procédé à des manipulations de cours en communiquant en 2008 des informations erronées au sujet des intentions de Porsche à l’égard du constructeur automobile Volkswagen.

Dans un communiqué, la cour d’appel de Stuttgart rappelle que l’entreprise, alors dirigée par M. Wiedeking, aurait dissimulé par le biais d’au moins 5 communiqués de presse son intention de porter sa participation au capital de Volkswagen à 75%. Or, le constructeur avait révélé fin 2008 détenir à la surprise générale 43% du capital du constructeur ainsi que des instruments financiers lui permettant de se porter immédiatement acquéreur de 31,5% supplémentaires.

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Holger Härter

Comme vous le savez peut-être, cette annonce avait provoqué une explosion spéculative autour de l’action Volkswagen, des fonds spéculatifs américains s’étant empressés d’acheter des titres afin de solder des positions de vente à découvert, enregistrant au passage de lourdes pertes. D’ailleurs, s’estimant largement floués par cette manipulation pour l’instant non avérée, Porsche fait l’objet de nombreuses actions en justice aux Etats-unis venant de ces fonds d’investissement.

Au sujet de MM Wiedeking et Härter, leurs avocats respectifs se sont fendus d’un communiqué assurant qu’ils sont « confiants dans le fait que les accusations formulées se révèleront totalement infondées ». Une opinion partagée par le holding de la famille Porsche, qui a réagi à l’annonce de cette comparution en soulignant qu’en « se fondant sur les éléments dont il dispose, Porsche a toujours considéré que les reproches formulés à l’égard des deux anciens membres du directoire n’étaient pas justifiés. »

A ce stade, il est certainement moins onéreux et moins dangereux de clamer haut et fort son innocence. Gardons-nous toutefois de jugements à l’emporte-pièce, et attendons les résultats du procès. Je serais toutefois surpris que ces messieurs sortent entièrement blanchis de ce procès…

Crédits photos:

Wendelin Wiedeking

Holger Härter

 

Pour que (sur)vive la passion automobile et son industrie

Chers lecteurs, chers passionnés,

Ce billet s’adresse à tous les passionnés d’automobile, qu’ils n’en pincent que pour les Porsche ou pour tout autre marque fondée un jour par l’enthousiasme, la détermination, et l’inventivité d’hommes un peu rêveurs. Peut-être étiez-vous là, en ce mois de février dernier. Peut-être êtes-vous venus, vous aussi, jusqu’à la porte de Versailles. Pendant quatre jours, des centaines de voitures de collection se sont disputé la vedette. Bien heureux celui qui aurait su faire son choix entre une sublime Ferrari 275 GTB, une authentique Ford GT40, une furieuse Lancia Stratos, une Porsche 993 RS Clubsport immaculée, une Mercedes 300 SL Gullwing… Il y en avait pour tous les goûts, mais certainement pas pour toutes les bourses. Certains étaient certes venus se porter acquéreurs des merveilles suscitées. Mais nous étions, pour la plupart, simplement venus pour voir. Et du monde, il y en avait. Beaucoup. D’après Auto Plus, on dénombra pas moins de 90 000 visiteurs durant toute la durée du salon. Oh certes, le salon en devenait oppressant. Impossible de s’approcher des stands sans risquer de déclencher une bagarre générale, et prendre la moindre photo requérait la patience du sioux. Lorsque l’on voit l’affluence générale sur le salon, que ce soient des hommes, des femmes, des enfants, des jeunes, des moins jeunes, souvent venus de province, il semble clair que la passion pour l’automobile est loin d’être morte en France.

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Ford GT40 et Lancia Stratos réunies

Profitons-en pour envoyer un petit message à nos dirigeants politiques, toujours prompts à tirer sur la bagnole-qui-pue-qui-pollue-c’est-pas-bien-c’est-pas-beau, qui seraient fort avisés d’effectuer un rapide déplacement à Rétromobile ou sur le salon de l’Auto et jauger la fascination qu’exerce encore et toujours l’automobile. Rappelons qu’il fut un temps, fort lointain, où le président Georges Pompidou prit la décision de subventionner l’industrie automobile, d’une façon tout autre que celle que nous connaissons aujourd’hui. Ces subventions furent destinées, à partir de 1966, au groupe Matra, désireux de faire briller des autos françaises en compétition. A la clé de ce programme, Matra remporta les 24 Heures du Mans en 1972 avec la superbe MS 670, auto 100% française (voilà qui ne manquerait pas de plaire à monsieur Montebourg), et domina outrageusement le championnat du monde des constructeurs en 1973 et 1974. Peut-être serait-il bon de rappeler que Georges Pompidou lui-même lança le départ des 24 heures du Mans en 1970. Bien des années plus tard, le pouvoir en place remua ciel et terre afin de dissuader François Fillon, alors Premier Ministre, de lancer le départ de la course. Triste désaveu de l’automobile en France, nos ministres s’empressant ensuite de s’émouvoir que nos constructeurs nationaux ne licencient à tour de bras, incapables de restaurer leur compétitivité.

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Delahaye 135 MS par Figoni & Falaschi. La plus belle voiture du monde fut fabriquée en France…

Mais les choses sont ce qu’elles sont. Stefan Zweig le soulignait, la politique ne consiste qu’à se retrouver prisonnier des tendances que l’on contribue soi-même à créer. Nos politiques, trop heureux de trouver un bouc émissaire, s’attaquent à tout crin à l’automobile, taxant à outrance les véhicules haut de gamme sous des prétextes ô combien fallacieux. De l’argent dans les caisses de l’Etat, et des subventions masquées pour nos citadines françaises fabriquées en Turquie. Radars embarqués dans des autos de polices camouflées, réduction de la vitesse sur les routes nationales (Monsieur Valls, qui vous l’a demandé ? Avez-vous réellement étudié la productivité de votre contre-mesure ?), l’Etat n’en finit pas de dégoûter les français d’un monde automobile, qui, pourtant, ne cesse de les attirer. Cruel paradoxe d’une politique aveugle, infondée, enracinée dans le populisme, destinée à plaire à nos concitoyens pourtant dégoûtés d’un tel acharnement.

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Irrésistible Ferrari 275 GTB

Ce dernier paragraphe s’adresse à nos ministres, ou anciens ministres. Vous avancez, invariablement, tronçonneuse à la main, rasant la forêt. Dans le même temps, vous criez au scandale, jurant la mort des coupables, lorsque vous découvrez que la déforestation extermine les grands singes. Toujours prompts à envier le modèle allemand, prenez le temps de remarquer que les constructeurs allemands évoluent dans un environnement qui leur est nettement plus favorable. Point de salut dans l’automobile française, tant que celle-ci ne sera pas soutenue par la passion. L’arrivée de monsieur Tavares à la tête de Peugeot, assortie du soutien financier du gouvernement, constitue un frémissement positif en faveur de notre industrie automobile. Pour rien au monde je n’abandonnerais ma passion pour les Porsche. Mais je donnerais cher pour que les autos françaises me fassent de nouveau tourner la tête et saliver. Cher Gouvernement, faites table rase de plus de trente années de populisme. Cher Gouvernement, laissez la passion automobile vivre sa vie. C’est à ce prix que l’automobile française connaîtra, peut-être, une vraie renaissance.

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Alfa Romeo Tipo 33/2

Sources :

http://news.autoplus.fr/news/1479690/R%C3%A9tromobile-2014-Fr%C3%A9quentation-Bilan-Voitures-anciennes-Salon

http://www.motorlegend.com/histoire-automobile/il-y-a-40-ans-quand-matra-gagnait-au-mans/22,17248.html

Sur le circuit Bugatti avec le club Motorsport

On n’a pas si souvent l’occasion de voir des dizaines de Porsche réunies. Alors imaginez lorsqu’il s’agit d’un événement organisé par le club Porsche Motorsport. Il n’y en a que pour les Cup, les GT3, les GT3 RS, les Cayman R, tous drapés de couleurs les plus folles. Oui et non. On trouve certes de toutes les couleurs, et cela fait l’effet d’un grand bol d’air frais. Mais comme vous pourrez le constater, il y a de la place pour tous types d’autos. Plus que de grands discours, je vous invite à parcourir le parking des amateurs, débarrassé de toutes les monstrueuses Cup. Il y en a pour tous les goûts…

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Il en a de bonnes! Il est sur un circuit et il commence par un cabriolet!

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Une 996 Cup, voilà qui a une vraie odeur de circuit non?

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Le Boxster est chez lui partout. D’autant plus en édition limitée RS 60
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Faites votre choix. Jaune?

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A moins que vous ne préfériez perle d’orange?

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Ou rouge indien?
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Qu’importe le flacon…
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La nouvelle 991 Turbo S, cachée dans un coin

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Il faut le voir pour le croire
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Il ne s’agit pas d’une vraie 908. C’est une reconstruction de toutes pièces.
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Comme son nom l’indique, son auteur est le garage spécialisé RMS, à Vannes
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Elle est équipée d’un moteur flat 6 de 2.2l de cylindrée

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Il reste toujours le blanc. Superbe avec les jantes noires!

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Comme vous pourrez le constater, les Carrera 4S ont fait dans l’originalité

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Macadamia pour cette 997
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Le blanc sur les 996 est quasiment introuvable

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Là encore, il va bien falloir choisir

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La star de la journée, une 991 GT3 CUP

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Ne vous l’avais-je pas dit?

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Comme vous avez pu le remarquer, le blanc est nettement plus courant sur la génération 997
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Il s’agit bien d’un Cayman R
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Dommage que les couleurs vives soient si rares sur la 996

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Le meilleur pour la fin: ma préférée

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Certains d’entre vous auront certainement reconnu la 2.4S de Philippe Brétille

Une communication sans grande saveur

Depuis sa reprise en main par Wendelin Wiedeking en 1997, la maison Porsche est passée du statut de petit constructeur de voitures de sport familial et attachant à celui de grande firme industrielle toute puissante. Dans de telles conditions, il n’est pas toujours si simple de préserver le capital sympathie généré par la marque Porsche. Un défi quotidien auquel le constructeur est confronté, est celui consistant justement à préserver cette image de marque, ainsi que l’admiration qu’elle suscite. Sans cela, le constructeur pourrait renoncer à étendre sa gamme et à vendre ses autos toujours plus chères.

C’est pour cette raison que Porsche dispose d’un service de communication parfaitement organisé, chapeautant aussi bien la propriété intellectuelle de la marque, que le lancement de nouveaux modèles sur Facebook ou la représentation du constructeur dans les salons internationaux. Une activité ne dégageant pas vraiment de chiffre d’affaires, mais ô combien stratégique. Justement, parlons de stratégie, la stratégie de communication de notre constructeur préféré.

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Dans les années 80, nul ne se souciait à l’usine de voir une Carrera 3.2 Turbo Look apparaître fugacement dans Dragon ball Z

Cela fait déjà de nombreuses années que Porsche a repris la main sur la gestion de ses produits dérivés. Que ce soient les miniatures, les produits textiles, l’horlogerie ou la maroquinerie, il est désormais impossible de lancer une gamme de produits exploitant l’histoire de la marque sans son accord. Les miniatures officielles ne sont fabriquées que par des fournisseurs agréés. Il est en effet impensable pour le constructeur de voir son nom sali par une affaire d’exposition à des matières dangereuses ou de blessures occasionnées par des produits arborant son blason. Et au passage, de laisser s’évaporer de confortables redevances. D’où un contrôle tatillon sur l’ensemble des produits. Cela est parfois dommage, car cela nous prive de produits pour le moins folkloriques, mais cela est amplement justifié. Tout simplement afin d’éviter ce genre de massacres, qu’il est assez surprenant de voir le constructeur tolérer:

Ce n’est pas tant ici que le bât blesse. Il est surtout regrettable que Porsche axe de plus en plus sa communication vers une image de sérieux, sinon de froideur, au fil des lancements. L’exemple le plus désolant de cette stratégie se retrouve dans les salons internationaux. Porsche a en effet pris le parti de n’exposer que des autos de couleur Argent rhodium dans ses salons, à l’exception du nouveau modèle qui serait systématiquement présenté dans une couleur originale. Et côté originalité, nous nous sommes régalés : à titre d’exemple, prenons le salon de Genève de ce mois de mars 2014. Deux nouveaux modèles faisaient leur apparition officielle en Europe: La 911 Targa, et le Macan S Diesel. Originalité oblige, les deux autos n’étaient pas peintes en gris rhodium, mais en gris quartz… Attentions les enfants, youpi tralala!

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Il est vraiment regrettable que Porsche ait perdu ce grain de folie, transformant de fait son stand en un lieu froid et insipide, alors que dans le même temps Audi, pourtant pas réputé pour son audace, n’hésite pas à illuminer son stand par la présence de modèles de multiples couleurs. Quant à Ferrari ou McLaren, la présence de couleurs vives sur leurs stands est une obligation gravée dans le marbre.

Parlons un instant des photos de lancement d’un nouveau modèle, car elles ne parviennent guère à illuminer le tableau. Porsche s’acharne depuis quelques années à nous présenter ses nouveaux modèles sous forme d’images de synthèse. Il est bien difficile de reproduire sur un logiciel les courbes d’une auto vues dans des conditions réelles. Cela tend à fausser la perception de l’auto que l’on a sous les yeux. Cela est bien regrettable, car cela ternit le plaisir procuré par l’effet nouveauté, toujours vivace chez les passionnés. Porsche aurait pourtant les moyens de mettre en scène de véritables autos dans de véritables décors. Peut-être est-ce dans le but d’éviter des fuites inopportunes, mais il n’est pas un seul des derniers modèles dont les images officielles, créées par ordinateur, n’aient terminé sur la toile avant leur présentation officielle. Et lorsque même un constructeur aussi petit que Pagani se risque à nous abreuver d’images bien réelles, l’on ne peut manquer de se dire que Porsche aurait un bel effort à fournir. Ajoutons à cela le fait que ces images de synthèse peinent parfois à reproduire la véritable couleur des autos présentées. Dans le cas d’une édition limitée telle que la 911 50 ans, cela est pour le moins fâcheux !

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Le seul avantage des images de synthèse est de gommer la moindre imperfection.

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A choisir, je préfère les visuels officiels de Pagani, nettement plus audacieux, malgré quelques petits détails peu rigoureux. Qu’importe…

Fort heureusement tout n’est pas à jeter ! Porsche a admirablement su négocier le tournant des réseaux sociaux et de la communication numérique, en parvenant à impliquer ses fans et à obtenir de leur part des informations précieuses. L’on pense notamment à la 991 réalisée selon les vœux des fans de la marque sur Facebook, ayant conduit à la construction d’un exemplaire unique : la 991 édition 5 millions de fans. Conscient également qu’internet rendait obsolète la notion de secret de l’information, Porsche a su jouer le jeu avec la 918 Spyder en dévoilant au monde les diverses étapes de développement de sa supercar. Un processus renouvelé, certes très discrètement, avec la 919 Hybrid…

Elément capital de son image de marque, le constructeur ne pourrait que trop bien tirer parti d’un léger sursaut d’originalité qui ne manquerait pas d’apporter une bouffée d’air frais à une communication de plus en plus institutionnalisée (au sens péjoratif du terme). Et pourtant nous l’avons remarqué avec l’arrivée des réseaux sociaux, Porsche sait faire preuve d’originalité. A l’heure où de nombreux doutes planent au-dessus de Porsche, les amateurs s’alarmant de la montée en puissance de modèles de moins en moins exclusifs, il serait grand temps que le constructeur s’affranchisse définitivement de conventions qui risqueraient à terme de faire passer Porsche pour ce qu’il n’est pas : un constructeur ennuyeux.

Crédits photos:

http://www.autogespot.com/geneva-2014:-porsche-991-targa

http://www.autogespot.com/geneva-2014:-porsche-macan

http://www.imcdb.org/vehicle_37495-Porsche-911-Carrera-Cabrio-1985.html

http://www.prototypezero.net/2013/01/pagani-huayra-on-snow-snow.html

Les enchères de Gooding à Amelia Island le 8 mars 2014

Chaque année, le concours d’élégance se tenant à Amelia Island aux Etats-Unis donne lieu à de fantastiques ventes aux enchères de la part des plus grandes maisons de vente américaines. Cette année, Gooding & Co mettait, entre autres, les Porsche à l’honneur, avec parmi les autos vendues quelques pièces très exceptionnelles. Mais également quelques surprises de taille, au moins aussi immenses que le portefeuille des acheteurs. Place aux images.

911 RS 2.7 Lightweight de 1973

C’est certainement LA surprise de cette vente. Cette RS a été adjugée pas moins de 1 402 500$, soit près de 1 011 000€. C’est certainement la première RS 2.7 à franchir la barre symbolique du million d’Euros. Quelques bonnes raisons tentent péniblement de justifier ce prix. En premier lieu, il s’agit d’une RS Light, nettement plus rare que la Touring, entièrement matching numbers. Il est surprenant d’apprendre que son historique avant d’arriver aux Etats-Unis est inconnu. Par la suite, celui-ci est limpide, et montre que cette RS a constamment été entretenue avec le plus grand soin. En définitive, cela ne fait pas tellement de bonnes raisons de débourser un million d’Euros, et c’est bien un léger malaise qui prime à la lecture d’une telle somme. Rappelons que Flat 6 Magazine estime que les meilleurs exemplaires se négocient aux alentours de 350 000€…

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911 Carrera 2.7 de 1974.

236 500$, soit environ 170 500€ pour cette authentique Carrera 2.7 importée d’Europe. Jamais restaurée, elle possède toujours son moteur d’origine ainsi que la plupart des panneaux de carrosserie qui l’équipaient lorsqu’elle sortit des chaînes de montage. Elle totalise à ce jour 130 000km, ce qui tend à rassurer quant à l’utilisation régulière de l’auto, garante d’un bon état des éléments mécaniques. Il n’en reste pas moins que la cote d’un tel véhicule en état concours oscille habituellement aux alentours de 120 000€.

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959 Clubsport de 1988.

La barre du million de dollars est de nouveau franchie, cette fois-ci pour l’un des 29 rarissimes exemplaires de 959 Clubsport. 1 100 000$ furent déboursés par le nouvel acheteur, ce qui équivaut à 793 000€. Il semblerait qu’elle n’ait connu qu’un seul propriétaire entre 1988 et 2007, date à laquelle elle rejoint le continent américain, où elle changera plusieurs fois de main. Elle ne totalise à ce jour que 9 608km. Difficile d’imaginer qu’elle en fera beaucoup plus. Notons que la cote d’une 959 Komfort en état concours oscille aux alentours de 450 000€.

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356 Carrera 2 de 1963

C’est une Carrera 2 sérieusement optionnée et entièrement matching numbers que les commissaires-priseurs ont adjugée pour 550 000$ (près de 400 000€). Il est d’ailleurs assez étonnant de noter qu’une combinaison peinture noire sur intérieur noir est assez rare sur les 356. Cette 356 embarque quelques options assez rares tels qu’un toit ouvrant électrique ou un réservoir de 70 litres. Soulignons également que son historique est entièrement connu.

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356 A de 1958

Il s’agit une fois de plus d’une auto matching numbers, récemment restaurée. Adjugée pour 159 500$ (115 000€)

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718 RSK de 1959

Après les 2 750 000$ atteints par une 718 RS 61 le 18 janvier dernier sous le marteau de RM Auctions, cette RSK, châssis 023, a atteint la barre des 3 300 000$ (2 380 000€)! Seulement 35 RSK furent construites, et ce modèle, matching numbers possède toujours sa carrosserie d’origine. Cela n’a pas empêché l’auto de bénéficier d’une restauration complète et extrêmement minutieuse. 718-023 connut une carrière courte mais intense dans le championnat SCCA aux mains de son propriétaire Roy Schechter.

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356 SC de 1964

Retour au calme avec une superbe 356 SC matching numbers, ayant subi quelques travaux de restauration récents, permettant à l’auto de présenter un très bel état. En fut vendue pour 48 500$, bien au-delà de l’estimation haute initiale, à 40 000$.

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911 2.0E de 1969

Entièrement restaurée en 2010, cette 2.0E a rejoint son nouveau propriétaire moyennant 137 500$ (99 000€), un montant légèrement supérieur à l’estimation haute de 120 000$. Notons que la cote d’un tel modèle en état concours se situe davantage aux alentours de 75 000€.

Celle-ci possède toutefois quelques équipements intéressants: des feux anti-brouillard Hella, mais surtout un arceau de sécurité d’usine. Gooding ne précise pas si celui-ci équipait l’auto lors de sa sortie des chaînes. S’agit-il vraiment d’un exemplaire en état concours? Cela reste difficile à affirmer.

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911 2.4S de 1973

242 000$ (175 000€) pour un superbe exemplaire de 2.4S. Un prix qui, pour une fois, est parfaitement justifié! Entièrement d’origine, celle-ci peut se vanter de posséder son carnet d’entretien original ainsi qu’un dossier de factures très documenté. Elle fut également restaurée dans les moindres détails, ce qui lui permit de décrocher un premier prix lors d’un concours d’élégance du Porsche Owner’s Club of America.

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907 LH de 1968

Il s’agit à n’en pas douter du clou du spectacle! Peut-on espérer auto plus rare, plus titrée, plus célèbre que cette 907? Celle-ci porte le numéro de châssis 005. En d’autres termes, ce n’est rien moins que celle qui remporta les 24 heures de Daytona en 1968. Notons également une quatrième place aux 12 heures de Sebring, quatre participations aux 24 heures du Mans, ainsi qu’un grand nombre de victoires de classe qu’il serait trop long d’énumérer. S’il ne fallait présenter qu’une seule Porsche lors de cette vente, c’était bien cette 907 et nulle autre. Ce fut d’ailleurs, sans surprise, la Porsche la plus chère, vendue pour 3 630 000$ (2 422 000€). Le prix de l’histoire…

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911 2.0L de 1968

Ce fut le seule Porsche invendue lors de cet événement, avec un prix de réserve de 350 000$. Elle est certainement l’une des 911 de course les plus méconnues. A la demande insistante de ses clients, Porsche se décida à créer une auto capable d’être engagée en compétition, voire d’être efficace sur des épreuves de rallye. Le constructeur équipa donc des caisses de 911 L d’un kit compétition pioché dans les pièces détachées de l’usine. Dans cette caisse de trouvait un moteur Type 901/30, l’un des plus performants de l’époque. La 911 L de compétition se distinguait par la présence d’amortisseurs Koni rabaissés, et d’un différentiel à glissement limité. Seulement 28 exemplaires auraient été construits.

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911 2.0 de 1966

Il s’agirait presque d’une mévente pour cette 911 à empattement court. Présentée comme matching numbers et ayant bénéficié d’une belle restauration, elle aura changé de propriétaire pour la modique somme de 112 200$ (81 000€). Lorsque l’on sait qu’un exemplaire en état concours se négocie aux alentours de 150 000€, il y a fort à parier que cet exemplaire était plus proche du parfait état. A vrai dire, cela vaut vraiment le coup! Qui se plaindrait de posséder une auto en parfait état?

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356 Speedster de 1955

Un superbe exemplaire à l’historique particulièrement intéressant. Non content de posséder son moteur d’origine et d’avoir eu la chance de ne compter que trois propriétaires successifs au cours de son existence, ce Speedster a eu la chance de décrocher quelques breloques en compétition avec à son volant un certain Pedro Rodriguez… Et ce, sans compter de multiples victoires en amateur avec son véritable propriétaire, un guatémaltèque nommé Roberto Reyes. Un véritable petit morceau d’histoire pouvant également se targuer d’avoir remporté quelques concours d’élégance. Voici qui permet de justifier une enchère à 462 000$ (333 000€)!

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911 2.0S Targa lunette souple de 1967

Le coup de coeur de cette vente! Une Targa lunette souple, rouge polo, en empattement court. Celle-ci a bénéficié d’une restauration complète en 2010, saluée par un certificat d’authenticité délivré par le constructeur. A noter toutefois qu’elle n’est plus équipée de son moteur d’origine, pour une raison qui reste inconnue, bien que toujours équipée d’un moteur 2.0S de 1967. Une raison qui aura certainement justifié une adjudication à 195 250$ (140 000€) inférieure à l’estimation basse de 200 000$. Cela reste néanmoins relativement élevé, lorsque l’on sait que la cote des meilleurs exemplaires avoisine précisément ce montant.

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C’est peu de le dire, la plupart des autos proposées à la vente ne manquaient pas d’intérêt, et bénéficiaient d’un intérêt historique certain. Je reste néanmoins pris d’un léger malaise lorsque je vois les montants atteints par certaines autos. Plus d’un million pour une RS 2.7, cela est tout de même trois fois l’estimation faite par Flat 6 magazine. De même pour cette 959, vendue près de deux fois le prix d’une Komfort. Certes, la cote de Flat 6 Magazine est actualisée chaque année au mois de mai. Nous pouvons en conclure qu’ils auront fort à faire cette année, lorsque l’on voit les proportions prises par la hausse sur certains modèles. Une hausse qui me semble parfaitement irrationnelle, et à certains égards, dangereuse…