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Les Porsche 911 SC/RS au Tour de Corse 2018

En 2018, Porsche avait aligné deux Porsche 911 SC/RS au Tour de Corse Historique avec à leurs volants deux pilotes de renom : Vic Elford et Gérard Larrousse.

Nous y étions. Au coeur de l’action, en ce mois d’octobre 2018 où se disputait l’un des rallyes historiques les plus connus et reconnus de France : le Tour de Corse Historique. Cette épreuve est inspirée du célèbre Tour de Corse, connu également sous le nom de Rallye aux 10 000 Virages.

Connu pour être l’un des rallyes les plus durs du calendrier, le Tour de Corse a longtemps été l’une des épreuves phares du Championnat du Monde des Rallyes. Comme son nom l’indique, le Tour de Corse Historique est quant à lui réservé aux voitures anciennes (des années 50 jusqu’aux années 90) et rassemble chaque année un parterre de plus de 200 voitures de compétition.

Porsche et ses deux 911 SC/RS

C’est au cours de cette année 2018 que Porsche décide d’engager deux 911 SC/RS sur l’épreuve. Ce modèle rarissime n’a été produit qu’à vingt exemplaires, c’est dire à quel point la présence de deux 911 SC/RS est exceptionnelle.

Elles n’ont certes pas vocation à courir, mais leur présence ne fait que renforcer le prestige de l’épreuve, surtout que Porsche s’est assuré les services de deux célèbres pilotes : Vic Elford, célèbre vainqueur du Monte Carlo et de la Targa Florio avec Porsche, et Gérard Larrousse, auteur d’une immense carrière en endurance et vainqueur du Tour de France et du Tour de Corse avec Porsche.

Faut-il rappeler que Vic Elford a également participé au Tour de Corse ? C’était en 1967, au volant d’une 911 R rouge, avec une victoire de prestige à la clé. « Quick Vic » est trop souvent réduit à sa victoire au Monte Carlo, mais son palmarès avec Porsche compte de nombreuses victoires, dont les 1000 km du Nürburgring à trois reprises. S’il fallait encore mentionner une victoire en rallyes, parlons de la Coupe des Alpes, qu’il remporte également en 1967 avec une Porsche 911 R.

Gérard Larrousse, Vic Elford et les Porsche

C’est peu dire que l’accueil réservé à ces deux pilotes fut chaleureux. Le Tour de Corse Historique rassemble chaque année des milliers de spectateurs, grands passionnés de sport automobile. Dans chaque parc de regroupement, c’est un véritable attroupement qui se créait autour de ces deux légendes, tous deux anciens vainqueurs de l’épreuve corse. Gérard Larrousse s’imposera en 1969 au volant d’une Porsche 911 R avec son coéquipier Maurice Gélin.

Porsche n’aurait pas pu mieux choisir ses pilotes pour retrouver les spéciales de l’Ile de Beauté. Il convient de rappeler que les Porsche 911 SC/RS n’avaient pas vocation ici à courir pour la victoire finale, il s’agissait davantage d’une exhibition, tant pour faire rouler les autos du Musée Porsche que pour rester au contact des fans de la marque.

Vic Elford peut piloter la 911 SC/RS, mais…

Il existe à ce propos une anecdote quasiment inconnue. Rappelons que Vic Elford est âgé de 85 ans, âge pour le moins avancé lorsqu’il s’agit de reprendre le volant d’une Porsche 911 si performante. Mais pour cela, Vic Elford n’avait aucun problème.

Seulement, il avait averti les membres de l’équipe qu’il ressentait depuis quelques temps des difficultés à marcher. C’est pour cette raison qu’à chaque fois qu’il sortait de l’auto, un membre de l’équipe du Musée Porsche s’assurait que Quick Vic puisse s’asseoir et récupérer.

Même les légendes vivantes ont leurs moments de faiblesse…

Crédits photos : Porsche Museum

La Jannarelly Design-1 en vidéo

Vous avez peut-être lu notre essai de l’étonnante Jannarelly Design-1 ? Profitez maintenant de quelques vidéos pour la découvrir en détails.

Remarquable par son esthétique et par son caractère, la Jannarelly Design-1 n’a probablement pas fini de faire parler d’elle. Il faut d’ailleurs saluer la reconnaissance dont elle a bénéficié en si peu de temps, preuve que le produit est singulier et qu’il attire les passionnés d’automobiles d’exception.

Pour vous permettre d’en profiter un peu plus, ce sont deux vidéos de la Jannarelly que nous vous proposons. Dans cette première courte vidéo, vous pourrez apprécier l’esthétique de la Jannarelly et constater qu’elle se sent parfaitement à son aise au milieu des Porsche et autres autos de prestige :

Notre seconde vidéo répondra à cette question que vous vous posez forcément : à quoi ressemble la sonorité d’une Jannarelly ? Ces quelques secondes de vidéo vous permettront d’avoir la réponse et de profiter de l’échappement spécifiqe de la Jannarelly, qui laisse s’exprimer le V6 sans retenue :

Et pour les inconditionnels de la Porsche, nous avons également de quoi vous ravir. Vous pouvez voir et revoir nos vidéos de la 991 GT3 RS lancée à 250 km/h sur la piste d’essaie de Michelin à Ladoux, ou notre virée dans une 991 Carrera S sur une petite route fermée au public.

Avez-vous aimé ces vidéos ? En voulez-vous davantage ? Faites-le nous savoir en commentaires !

Essai Jannarelly Design-1 : la voiture passion

L’espace d’une après-midi, nous avons pu accompagner les équipes du petit constructeur français Jannarelly et essayer leur premier modèle : la Jannarelly Design-1

Etrange auto que la Design-1. Esthétiquement, elle est irrésistible. Malgré des proportions réduites, elle impose une présence que beaucoup d’autos bien plus grosses lui envieraient. Et même le plus averti des fans d’automobiles sportives se laisserait piéger : si les éléments en carbone de sa carrosserie ne la trahissaient pas, on la croirait tout droit sortie des années 50. Il y a un peu d’AC Cobra dans ses lignes, voire un peu de Lotus Eleven ou de Lister « Knobbly » Jaguar. Pourtant, une réelle personnalité se dégage de cette voiture vraiment pas comme les autres.

Anthony Jannarelly, le fondateur de la marque

Il fallait bien quelqu’un d’assez fou pour essayer de créer une auto si décalée. Audacieux serait plus approprié, et c’est à Anthony Jannarelly que l’on doit la création de la Design-1. Ancien designer pour la marque W Motors à Dubai, à qui l’on doit notamment l’inclassable Lykan Hypersport, Anthony Jannarelly s’est un jour mis en tête de créer une voiture plaisir pour lui, rien que pour le fun. Bien aidé en cela par la législation très permissive de Dubai, il s’oriente vers un concept minimaliste reposant sur un châssis monocoque extrêmement rigide, bien qu’assez inconfortable à l’usage, puisqu’il faut enjamber un imposant ponton pour s’installer ou sortie de l’auto. Mais au départ, Anthony Jannarelly n’avait pas du tout prévu de commercialiser sa création.

Dès le départ, la Design-1 suscite beaucoup d’attention et avant même d’avoir fini « sa » voiture, Anthony reçoit déjà des commandes. Alors, le concept mûrit, et l’auto qui n’était qu’un projet pour le fun devient un vrai constructeur automobile dont la cellule de Recherche & Développement est installée à Dubai mais dont le cœur et l’esprit sont particulièrement français. La Jannarelly créé son propre espace dans le monde automobile : pas aussi radicale qu’une Lotus Elise, loin d’être aussi polyvalente qu’une Porsche 911, elle conserve un semblant de confort à bord avec un pare-brise, un système audio, un coffre à bagages et a possibilité d’installer un toit en dur. C’est aussi l’une des forces de la Jannarelly : en quelques minutes, vous pouvez passer d’un Spyder à un coupé, ou même la transformer en barquette sans pare-brise si le cœur vous en dit.

Un V6 Nissan dans la Design-1

Avec moins de 900 kilos sur la balance, la Jannarelly est un vrai poids-plume. En position centrale arrière, c’est un V6 d’origine Nissan porté à 350 ch qui a pour mission de propulser l’auto. Il équipait déjà la 350 Z et a su faire ses preuves, il devrait se sentir à son aise dans ce kart. Et c’est le cas. La moindre pression sur la pédale d’accélérateur se traduit par une ruade et la Jannarelly ne demande qu’a aller de l’avant dans un grondement qui occupe tout l’habitacle. La position du moteur, les gros échappements et le peu de matière insonorisante font que vous êtes en prise directe avec le moteur. Les mises en vitesse sont assez impressionnantes même si fatalement, elles ne sont pas au niveau d’une Porsche 991, si tant est que la comparaison puisse avoir du sens. C’est un autre monde. La suspension de la Jannarelly reste étonnamment confortable, alors que l’on s’attendait à se faire secouer dans tous les sens et finir notre essai avec une hernie discale. C’est un bon point et même en ville, la suspension reste docile. La réponse à l’accélérateur, en revanche, est parfois trop franche.

Une chose que la Jannarelly prouve à merveille, c’est que la passion de l’automobile reste vivace dans notre pays, quoique les discours convenus de notre classe politique en disent… Partout où vous irez, la Jannarelly suscitera un attroupement, des questions, de la curiosité, de l’enthousiasme. Et il faut reconnaître que cela fait du bien, à l’heure des discours prédicateurs anti-voitures. Tout le monde s’arrête, les hommes comme les femmes, et cela fait plaisir. Elle détonne d’autant plus en ville, où elle ne fera que de brèves apparitions, car elle sera plus à l’aise sur les petites routes. Son pilotage demandera d’ailleurs un certain doigté, car en dépit d’un bon équilibre des masses, les excès d’enthousiasme peuvent vite se solder par une punition, surtout sur chaussée humide.

La Jannarelly Design-1 : essai concluant ?

La Jannarelly a d’indéniables qualités : elle est superbe, performante, exclusive et vraiment originale. Elle traîne également bon nombre de défauts qui ont tendance à vite agacer. La jauge à essence fait des siennes, la sonorité, bien que très présente, n’a pas la tessiture d’un moteur Ferrari ou Porsche et malgré les efforts réalisés pour conserver un semblant de confort, vous n’aurez pas envie de faire 500 kilomètres avec. Refaire le plein est pénible, car la trappe à essence est mal adaptée aux pistolets des stations françaises. Vous risquez de prendre un peu l’eau en conduisant sous la pluie, et démonter le toit en dur prend du temps, surtout si vous ne l’avez jamais fait. Bref, la Jannarelly a un tas de défauts, propres à toutes ces voitures de conceptions artisanales assemblées par des passionnés qui n’ont pas les moyens financiers éléphantesques d’un constructeur comme Ferrari.

Et puis, quand dira-ton : « Non, je ne veux pas une Porsche ou une Ferrari, je veux une Jannarelly » ? Mais c’est manquer la raison d’être de cette voiture. En fait, la Jannarelly s’adresse à une clientèle de passionnés qui n’en est pas à sa première voiture et qui a les moyens d’en avoir plus, bien plus d’une. De fait, la Jannarelly est la voiture plaisir de ceux qui ont déjà une F12 Berlinetta, une 911 GT3 et un Mercedes Classe G. Histoire de pimenter une vie qui devient vraiment trop « banale », ils s’offriront ce jouet automobile dont personne n’a jamais entendu parler et qui leur offrira un frisson qu’ils avaient presque oublié. Celui de ne pas tout avoir à portée de main, de faire avec les éléments, d’en prendre plein les oreilles et de se souvenir que cela aussi, ça donne le sourire. Et le ticket d’entrée de 100 000 € pour la Design-1 « Lauch Edition » limitée à 30 exemplaires ne leur fera pas peur.

Tous nos remerciements à Easy Cars Reims, distributeur officiel de la marque, pour avoir rendu possible cet essai.

Nous remercions également Anthony Jannarelly, Louis Etien ainsi que tous les membres de Jannarelly France.

Crédits photos : Studio Dieppedalle

Des Porsche 718 Spyder et GT4 insolites

En déplacement à l’usine Porsche, nous sommes tombés sur des Porsche 718 Cayman et Boxster assez insolites. Ils étaient réalisés par le département Exclusive Manufaktur.

Porsche 718 Boxster Spyder couleur Craie

Attaquons avec un 718 Boxster Spyder assez insolite. Au premier abord, il s’agit d’un simple modèle peint en couleur Craie. Mais regardez de plus près, et vous constaterez que les jantes sont peintes en Bleu graphite ! La combinaison est pour le moins étonnante et se marrie assez bien avec le jaune des freins PCCB.

L’habitacle bénéficiait des sièges baquets intégraux en carbone tendus de cuir noir avec des surpiqûres de couleur Jaune Racing. Certes, l’ensemble est un peu chargé, mais le rendu final est plus réussi qu’il n’y paraît. D’ailleurs, rappelez-vous qu’il s’agit d’un véhicule d’exposition dont l’objectif est de stimuler l’imagination des clients afin de leur rappeler que tout est possible. Ce n’est pas un hasard si un Boxster Spyder Craie en attente de livraison se trouvait dans la cour de l’usine, bien que sa configuration soit plus conventionnelle, avec des jantes peintes en noir est des surpiqûres couleur Craie.

Porsche 718 Cayman GT4 Argent GT métallisé

Encore un 718 taillé pour la piste, mais avec une configuration un peu plus consensuelle. Ce modèle est peint dans la couleur spéciale Argent GT métallisé. Il se distingue cependant par ses jantes peintes en Aurum (finition satinée). Une option facturée 552 € sur le configurateur. On notera également que les étriers de freins PCCB ont ici été peints en noir brillant. Une autre option dont le coût s’élève à 828 €.

Bien qu’il s’agisse d’un modèle piste, sa configuration est nettement plus discrète que celle de ces incroyables Panamera Bleu Mexico et Orange Signal que nous vous avons dévoilées il y a quelques jours.

Porsche 718 Boxster GTS Jaune Racing

Nous terminons notre tour d’horizon des Porsche 718 avec cet étonnant Boxster GTS. Il ne s’agit pas d’un modèle 4.0, mais d’un modèle standard équipé du flat 4 turbo produisant 365 ch. Ce modèle est peint en Jaune Racing; mais c’est à l’intérieur qu’il se distingue. Que l’on nous pardonne pour la piètre qualité de la photo de l’habitacle, mais elle permet au moins de se faire une idée de ce qu’a entrepris le département Exclusive Manufaktur : l’habitacle est tendu de cuir biton rouge avec une assise centrale noir. Un contraste très marqué avec la peinture extérieure.

Alors, lequel de ces modèles aura votre préférence ? Faites-le nous savoir en commentaire !

Une rare Porsche Taycan Bleu Neptune à l’usine Porsche

Lors d’un déplacement presse à l’usine Porsche, nous tombons nez-à-nez avec une Taycan Turbo peinte en Bleu Neptune, une couleur spéciale.

Si vous avez lu notre article sur les couleurs de la Porsche Taycan, il est possible que vous ayez déjà vu une petite photo d’un Taycan peint en Bleu Neptune. Ce n’est pas une surprise, puisque cette couleur vient tout juste d’être commercialisée et au moment où nous prenions la photo, elle n’était pas encore disponible dans le nuancier.

Mais ce n’est pas tout : nous avions également pris le temps d’immortaliser sa présence dans une courte vidéo que nous vous proposons aujourd’hui, afin que vous puissiez vous faire une idée aussi précise que possible de l’allure de ce fameux Bleu Neptune. Le Taycan en question est garé à côté d’un autre modèle peint en Bleu Gentiane métallisé, ce qui permet de mieux appréhender toutes les nuances de cette couleur.

Notre avis sur cette couleur : la première fois que nous sommes tombés sur ce Taycan, nous avons d’abord cru à un exemplaire réalisé sur-mesure par le département Porsche Exclusive Manufaktur. Et pour cause, nous pensions qu’il s’agissait d’un Bleu Maritime, une couleur empruntée à la 964 Carrera RS. Le Bleu Neptune est donc chargé d’histoire et à notre avis clairement inspiré du début des années 90. La nuance est très originale, attire l’oeil et nous semble plutôt réussie. Avec ses tons pastel, elle dénote par rapport au nuancier du Taycan qui semble privilégier des couleurs à l’aspect « givré ». A 2400 € en option sur toute la gamme Taycan, elle n’est pas donnée. Mais ceux qui ont un coup de coeur ne le regretteront pas.