Le Mans Classic: dans les coulisses du concours d’élégance (partie1)


Les plus célèbres d’entre eux attirent les collectionneurs du monde entier. Parfois adorés, parfois ignorés, même méprisés, c’est peu de dire que les concours d’élégance ne laissent que peu de monde indifférent. Et pourtant, peu de gens savent exactement en quoi consiste un concours d’élégance. 906 Chronicles vous donne l’occasion  d’entrer dans les coulisses du concours d’élégance qui anima l’après-midi du samedi 5 juillet au Mans Classic…

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C’est un privilège que nous devons à Gilles Texier de la Fédération des Clubs Porsche. Je me dois de le remercier vivement pour m’avoir offert l’opportunité de faire partie du jury du concours d’élégance aux côtés, entre autres de Marc Ouayoun, PDG de Porsche France, ainsi que de Valentin Kaiser, directeur du département Classic de Porsche Vélizy. Profitons-en d’ailleurs pour souligner la passion qui anime ces deux hommes. Loin des clichés selon lesquels il n’y a plus de véritables passionnés chez le constructeur, ces deux personnages de premier plan pourraient à eux seuls incarner ces générations de porschistes jeunes et moins jeunes parmi les plus intoxiqués. A bon entendeur, chez Porsche on s’y connaît en Porsche! C’est donc en compagnie de ces deux respectables personnages, d’un journaliste de RS Magazine, d’un membre de Porsche AG, ainsi que d’un membre de club que nous nous entretenons à propos des autos participant au concours, dans un petit coin de la loge Porsche réservé aux employés. Nous décidons d’effectuer deux classements: un premier pour les oldtimers d’avant 1973, et un second pour les youngtimers jusqu’à la 993.

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Nous devons étudier 32 dossiers préalablement choisis par la fédération des clubs Porsche. Nous nous réjouissons de constater que de très nombreux modèles sont représentés: deux 356, une 911 2.0, des 912, des Targa, et même une Sportomatic! Une 911 SC, quelques Turbo, une 964 Jubilé, des Speedster, des 993 Carrera, Carrera 4S… Et ce, sans oublier des modèles moins emblématiques, et néanmoins très intéressants, allant de la 914-6, en passant par une 924S (nous y reviendrons), et deux 968 Clubsport! La fédération a vraiment bien fait les choses, et il est vraiment remarquable d’avoir réussi le tour de force de rassembler, en une petite trentaine de véhicules, autant de générations et de déclinaisons des productions de Zuffenhausen. Quant au festival de couleurs vives qui s’annonce au vu des dossiers, il s’agit de la cerise sur le gâteau. Mais trêve de plaisanteries, nous nous devons de définir des critères d’évaluations de ces autos. Nous arrêtons trois critères nous semblant pertinents: l’authenticité sera le premier critère, tant il est important dans un concours d’élégance de présenter une auto aussi conforme à l’origine que possible, qu’elle ait été restaurée ou non. Deuxièmement, s’agissant d’un concours d’élégance, il est évident que l’aspect esthétique est primordial: oserait-on présenter une auto salie par un long voyage jusqu’au Mans? Nous inspecterons donc les autos sous toutes les coutures afin de déterminer laquelle se présentait sous son plus beau jour. Enfin, le critère de la rareté est également arrêté. Celui-ci pourrait être sujet à controverse, mais comme vous le verrez ci-dessous, nécessite d’être nuancé.

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Ce sera donc authenticité, esthétique et rareté. D’aucuns objecteront à ce stade qu’une auto restaurée risque fort de gagner beaucoup de points en esthétique, et non en authenticité. Au contraire, une 911 2.0 dans son jus jamais restaurée peinera à marquer des points dans la catégorie esthétique, ce qui est injuste. Quant à la rareté, quel mauvais choix! Cela élimine d’emblée les 912, sans même parler de la 924! Encore un concours ridicule et inégal où les Speedster et les 911 2.0 seront primés, quelle injustice!

Justement, ce n’est pas si simple que cela. Sans vouloir vous raconter d’avance ce sur quoi nous nous sommes attardés, il faut comprendre que toutes les restaurations ne se valent pas, et ce qu’un dossier photographique ne révèle pas, une observation minutieuse ne manquera pas de le déceler. Mieux vaut alors une auto dans son jus, dont l’aspect esthétique ne manquera pas d’être salué du fait, en quelque sorte, de ce qu’il a d’émouvant. Au contraire, une excellente restauration, faite dans les règles de l’art et avec des pièces d’origine pourra également obtenir une excellente note d’authenticité. Enfin, en ce qui concerne la rareté, le jury ne s’attarde pas sur la seule loi implacable des chiffres. Il n’existe qu’un peu plus de neuf cents 964 Speedster, contre des milliers de 924 S. Cela étant, il est presque courant de voir un Speedster en très bel état, à la différence d’une 924 S entièrement restaurée, dans un état immaculé. C’est en jouant sur ces nuances que nous nous surprendrons après coup à avoir décerné des notes pour le moins inattendues à des autos que, justement, l’on n’attendait peut-être pas.

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Mais n’allons pas tout révéler maintenant, les vacances sont encore longues. Je vous conterai la suite dans les jours qui viennent…

N.B: Ayant été totalement absorbé par l’enthousiasme, l’auteur a légèrement omis de faire des photos de l’ensemble des véhicules participant au concours. Les rares clichés des autos participantes seront publiés lorsque nous entrerons dans le vif du sujet.

5 réflexions sur « Le Mans Classic: dans les coulisses du concours d’élégance (partie1) »

    1. Bonjour THOMAS tu nous fais un article sur le concours d’elégance qui rejoint mes idées
      bravot

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