Autoworld (partie 5): les Supercars


On approche de la fin chers lecteurs. Je ne sais pas pour vous, mais plus cela avance, plus j’ai l’impression de vous dévoiler des véhicules exclusifs. Et ce n’est pas maintenant que cela va changer. Oh certes, vous ne verrez jamais ici que deux véhicules, mais quels véhicules! Avant même leur sortie, ces deux autos nous promettaient d’incarner le raffinement le plus extrême, l’aboutissement ultime des technologies automobiles, la fine fleur de la performance pure, l’Olympe de la voiture de sport. Vous les aurez certainement reconnues. Place aux images.

959 de 1987

C’était à l’époque la reine de la route. Elle embarquait à elle seule un concentré de technologies alors insoupçonnables sur une voiture de série. Permettez-moi de vous dresser une liste non exhaustive: Une carrosserie en fibre de verre, à l’exception des portes et du capot avant en aluminium, quatre roues motrices, moteur bi-turbo (c’était une première), système de contrôle électronique de la garde au sol en fonction de la vitesse, et j’en passe.

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La silhouette préfigure la 993

La 959 était une routière de très grande classe, disposant de capacités dynamiques remarquables, qui faisaient d’elle une chasseuse de chronos hors pair, dès lors que l’on décidait de la pousser dans ses derniers retranchements. Ce que Porsche ne manqua pas de faire, sur de multiples revêtements. Savez-vous quelle auto a remporté le classement général du rallye Paris-Dakar en 1986? Oui, une 959, pilotée par Jacky Ickx. Elle sera également engagée sur les circuits tapissés d’asphalte (sous le nom de code 961), où elle ne connaîtra pas autant de succès. La première voiture à quatre roues motrices à être engagée aux 24 heures du Mans, en 1986, finira tout même l’épreuve en 7ème position.

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Malgré ses immenses qualités et ses beaux résultats en compétition, la 959 ne connaîtra pas une grande carrière commerciale… La faute à une homologation qui ne sera jamais accordée aux Etats-Unis, mais également à un prix faramineux: 398 000 Deutsche Marks. Ce qui, en Euros actuels, équivaut à… euh… beaucoup. Malgré cela, Porsche perdit énormément d’argent sur le projet 959 qui ne fut jamais rentable.

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Le dessin a tout de même souffert du poids des années.
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Les jantes en magnésium, rares et fragiles, participent d’un entretien particulièrement coûteux.

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918 Spyder concept

Voici un vrai moment privilégié! Il est bien rare que Porsche accepte de sortir des prototypes de l’enceinte du musée, c’est donc un petit événement que d’avoir la chance d’admirer un prototype de la 918 Spyder. Prototype ou non, il faut admettre que le dessin n’a que très peu changé. A ce stade, l’on pouvait remarquer que l’auto n’était pas conçue pour accueillir un toit démontable. On remarquera également les vitres arrondies, ainsi que l’absence des échappements au-dessus du moteur. Enfin, notez la présence de petites caméras en lieu et place de véritables rétroviseurs. Quoi qu’il en soit, on reconnait sans le moindre doute la sublime 918 Spyder, qui n’est que plus belle dans sa version définitive. Et cela, vous en aurez très bientôt les preuves sur 906 Chronicles.

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Notez les échappements latéraux.

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L’aileron est ici fixé par un support sur le dessus.

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La forme des sièges diffère du modèle définitif. Notez les petites vitres arrondies, on se croirait dans un Speedster!
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Peu convaincantes sur papier glacé, les jantes sont en réalité sublimes.

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