Autoworld Bruxelles: le coin des 356


Eh bien! Que ce week-end fut chargé! Au programme, rien de moins qu’un petit voyage à Bruxelles afin de visiter l’exposition « Ferdinand Porsche: from electric to electric » où se trouvaient un nombre incroyable de merveilles appartenant à l’histoire du constructeur! Mais comment parler d’un événement déjà couvert en long, en large et en travers par le plus grands magazines spécialisés?

L’avantage d’internet, c’est que le papier y est gratuit, j’ai donc la possibilité d’y publier des centaines de photos si l’envie m’en prend. Cela tombe bien, c’est exactement ce que je compte faire! Préparez-vous donc à voir les autos sous toutes les coutures, comme si vous y étiez, pour ceux qui, malheureusement pour eux, n’auront pas l’occasion de se déplacer avant le 19 janvier, dernier jour de cette exposition exceptionnelle. Cliquez sur les photos pour les agrandir!

Nous commencerons avec quelques 356 parmi les plus intéressantes de l’histoire!

Berlin-Rome de 1938:

Cette auto n’est encore qu’une Volkswagen Coccinelle à la carrosserie profilée dans laquelle on reconnaît toutefois l’esquisse de ce qui deviendra la 356. Conçue par Porsche en vue de disputer la course Berlin-Rome (d’où son nom), une course organisée conjointement par l’Allemagne du Führer et l’Italie de Mussolini afin d’apporter un tant soit peu de prestige à leur réseau autoroutier tout juste terminé. La course fut annulée du fait du déclenchement de la guerre. Cette auto est une authentique Berlin-Rome, célèbre pour avoir appartenu au pilote Otto Mathé, qu’il acheta en 1949, et avec laquelle il remporta plusieurs victoires en Autriche. L’auto est restée dans son jus, portant tous les stigmates d’une histoire particulièrement mouvementée. L’une des plus belles pièces de cette exposition. Une auto réellement émouvante, à défaut d’être belle…

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356 SL de 1951:

Rien moins que la première 356 engagée en compétition, durant les 24 heures du Mans de 1951. Le journaliste français Auguste Veuillet, très enthousiaste, avait fortement poussé les Porsche à risquer leurs autos en compétition. A juste titre, puisque, avec avoir tenté d’inscrire trois autos, une seule fut acceptée, et remporta sa catégorie. L’événement était historique à plus d’un titre: il s’agissait de la première victoire d’une Porsche en compétition, ainsi que la première victoire d’un véhicule allemand dans la Sarthe depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Ce qui ne manqua pas de provoquer quelques grincements de dents. L’auto, superbement restaurée, n’embarquait encore qu’un petit 4 cylindres de 1100cm3 développant 46ch.

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L’auto est superbe, entièrement restaurée

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La petite grille servait à loger un radiateur d’huile. Un équipement unique sur une 356!

356 Gmünd Cabriolet

Nous en sommes encore aux balbutiements de Porsche. Les 356 Gmünd sont celles par où tout a commencé. Encore équipées d’un 4 cylindres de Volkswagen Coccinelle développant 40ch, elles portent néanmoins une carrosserie reconnaissable entre toutes, ainsi qu’un nom qui fera date. Les Gmünd furent les toutes premières autos sorties des ateliers Porsche, encore situés dans les locaux (les hangars?) autrichiens situés dans le village de Gmünd. Seulement 63 exemplaires furent construits, entre le 8 juin 1948 (ce premier exemplaire , châssis 356-001 existe toujours), et une date non encore établie de 1952. Seuls 29 exemplaires existent toujours, c’est dire la rareté de ce trésor, dont nous trouverons peut-être encore un ou deux survivants, perdus dans des granges abandonnées…

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Les clignotants sont insérés dans les ailes, sur de petites ailettes qui se déploient lorsque le clignotant est actionné.

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356 America Roadster

Ce n’est jamais que le prototype de ce qui deviendra le légendaire Speedster. Commandé à l’initiative de l’importateur américain Max Hoffman, qui souhaitait un petit cabriolet à l’équipement rudimentaire, qui serait ainsi capable de rivaliser avec les Triumph TR3 et autres Jaguar XK 120, nettement moins onéreux que le cabriolet 356 de base, richement doté. On reconnaît encore difficilement la ligne épurée du Speedster.

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Bien difficile sous cet angle de reconnaître une Porsche. La forme serait davantage celle d’une Triumph.

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356 A 1600 Speedster

Une auto désormais mythique, qu’il n’est plus guère nécessaire de présenter. Ce modèle est un exemplaire initialement livré aux Etats-Unis (on le reconnaît à l’arc métallique surplombant le pare-chocs). James Dean, avant de se porter acquéreur de son 550 Spyder, fut également propriétaire d’un Speedster 1600S.

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Enfin, le blason Porsche fait son apparition sur le capot avant! Ce fut grâce aux demandes de Max Hoffman, sachant pertinemment que les américains appréciaient lesdits blasons.
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C’est sous cet angle que le Speedster possède une élégance inimitable.

356 B Roadster

Il y avait le Speedster du temps de la 356 A, il y aura le Roadster pour la 356 B. Ce superbe exemplaire bleu foncé provenait des réserves du musée D’Ieteren, l’un des plus grands distributeurs européens de Porsche, installé en Belgique.

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La carrosserie a perdu en simplicité, mais la beauté de l’auto reste indiscutable.
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Pour ma part, je préfère même le Roadster au Speedster.

A suivre…

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